La passion des hommes et des mots
D’abord amusé par les mots, à l’âge où les pensées ne s’éloignaient pas d’une simple attirance envers le genre masculin, ceux-ci ont pris une tout autre tournure quand j’ai choisi d’exprimer au grand jour ce que je ressentais. Depuis quelques années, je m’immerge dans l’érotisme, la psychologie de la sexualité, et dans le travail sur la voix et le récit.
Mon histoire personnelle
Touché par un handicap depuis l’adolescence, j’ai mis du temps à trouver ma place dans la société. Les claques de la vie m’ont fait prendre un chemin peu conventionnel dont je ne soupçonnais pas l’existence. Mon podcast et ma plume sont aujourd’hui mes biens les plus précieux ; ils sont mon moyen d’expression favori, un lien avec l’extérieur suffisamment sûr pour m’empêcher de fuir.
L’histoire du podcast érotique gay
Au départ, en 2022, j’ai construit mon podcast comme un projet profondément personnel, porté par l’envie de raconter autre chose : l’amour, la sensualité, la sensibilité masculine ou la vraie bestialité¹, autrement, finalement, que comme je l’ai apprise².
À travers les aventures charnelles de mes personnages, j’explore des facettes de ma personnalité, du monde, de la sexualité gay, et de vos propres expériences prenant vie sous mes doigts et retranscrites, parfois en plaisir doux, parfois en plaisir piquant. Je puise mon inspiration de ce qui compose l’humanité et l’art : la musique, la chanson, le cinéma, le patrimoine, l’histoire. Chaque thème abordé est le fruit d’un désir, d’une envie de raconter autre chose qu’un simple voyeurisme. Parmi eux : vanille, romance, drame, vie de couple, vie de célibataire, kinks, fétichismes, fantastique, historique, jeux de rôles.
Avec le temps et de l’aide, ce qui n’était qu’une intuition est devenue une ligne éditoriale plus assumée, libre, cohérente et fidèle à ce que je voulais transmettre par ma voix naturelle.
Un podcast transverse et collaboratif
En plus de la longue liste des 60 épisodes érotiques disponibles aujourd’hui, entre 2024 et 2025, j’ai eu la chance de croiser d’autres talents. Il y a eu Mickaël, avec sa passion pour l’histoire, et Laurène, avec son expertise en sexualité, pour ouvrir le texte, le son et l’intention à d’autres sensibilités. Les nombreux échanges ont nourri nos inspirations et nos visions, en leur donnant davantage de relief. Les épisodes co-écrits, eux, ont bousculé certaines habitudes et ouvert une nouvelle façon de raconter.
La force, ma plume
Aujourd’hui, peu de podcasts peuvent se targuer d’avoir une plume qui ne dépend pas de l’IA ou d’autres personnes. Ceux-là ne vous le diront pas. Mais un œil aiguisé, et surtout une oreille affûtée, peuvent vous faire reconnaître le talent humain d’un talent numérique : l’originalité, la sensibilité, l’incertitude, le risque. L’art, c’est l’artisanat, il ne peut pas être industriel. Si l’emballage peut se permettre d’être superficiel, nécessairement le contenu doit être tout autre. L’intelligence artificielle doit rester un assistant pour préserver notre génie humain, là où nous devons justement être le plus présents. Ici, vous ne trouverez pas de récits produits par l’ordinateur. J’ai progressivement construit une écriture érotique très travaillée, où le rythme, l’ambiance, les silences et la montée de la tension comptent autant que les scènes de sexe elles-mêmes. Autrement, je ne me dirais pas auteur pour le titre ou pour faire joli. J’ai pris cet engagement depuis le début et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi un nom de plume reliant deux facettes du podcast, ma voix étant indissociable de mes écrits.
Cette page n’est pas anecdotique. Une partie de moi, très personnelle, s’y exprime. Vous vous posiez des questions et une partie de celles-ci y trouve une réponse. Cependant, le sujet sensible abordé sur ce site et dans le podcast ne me permet pas de tout vous dévoiler.
Bien que j’assume la dimension explicite, son traitement est sérieux, tout en veillant à ce que les récits restent centrés sur le désir, la relation et la sensualité, loin de toute provocation.
Alors je vous invite à en apprendre plus en écoutant chacun des récits diffusés sur Deezer, Apple Podcasts, Patreon, Podmust, Spotify, Amazon Music, Podcast.fr, et sur bien d’autres sites ou plateformes d’écoute, ou encore via ma newsletter, mon Discord ou encore mon blog.
Je vous remercie d’avoir lu jusqu’au bout et vous souhaite une bonne écoute en ma compagnie.
Simon Debellevoix
Notes
1. La vraie bestialité : à l’inverse du porno qui rend la bestialité mécanique, presque robotique.
2. Rien d’original mais la pornographie m’a longtemps accompagné dans ma sexualité. Ces images sont fausses puisque les scènes sont jouées. Pourtant, grandir et vivre des relations avec d’autres jeunes hommes, puis des hommes qui n’ont connu que cela, n’a rien d’original : il s’agit souvent de répéter ce qu’ils ont « appris » à travers ces mêmes images, parfois au point de s’oublier eux-mêmes derrière un rôle qui ne leur va pas.
La bestialité n’implique pas forcément d’être vulgaire ou de faire disparaître l’autre dans son propre fantasme. On désire l’autre profondément et intensément grâce à quelque chose qui vient de loin. On veut être tout pour lui et un tout indissociable. C’est précisément pour sortir de ce recyclage mécanique que j’ai choisi de raconter un érotisme plus profond, plus personnel, et plus conscient de ce qui se joue entre les corps et les désirs.