À lire attentivement.
Avant de commencer à pratiquer la sodomie, il faut connaître sa signification véritable et ce que la sodomie passive implique. On l’imagine tous, c’est normal, nous avons tous besoin de nous projeter avant de pratiquer. Cependant, il y a quelques notions à connaître avant de passer à l’acte.
Ce petit guide est avant tout conçu pour les gays passifs, ceux qui vont se faire pénétrer, mais il peut être lu aussi par les hommes actifs qui veulent comprendre comment ça marche dans l’autre sens.
1/ Connaître son corps et s’écouter

Il n’y a pas de magie, le corps et l’esprit doivent être associés pour pratiquer la sodomie dans les bonnes conditions.
Ton organisme a ses moments de digestion et ses particularités que personne d’autre que toi ne connaît. Les réactions peuvent être différentes d’un individu à l’autre. Avoir été à la selle est déjà une priorité pour avoir un rectum quasi vide. Le moindre doute, la moindre inquiétude te fera perdre une attention précieuse. Le transit régulier sera ton allié, et si ce n’est pas le cas, tu peux t’aider à l’être en lui apportant suffisamment de fibres par l’alimentation.
Des troubles digestifs causés par un certain type d’aliment impliquent une compréhension et une gestion stricte les moments où tu ne veux pas être dérangé, jusqu’à l’interdiction de consommer. Cela te permettra d’être plus léger et libre pour gérer tes moments intimes, même si pour les plus gourmands d’entre nous, c’est un choix contraignant, la retenue est nécessaire.
🍽️ Une sortie au restaurant ? Manger quelque chose de léger est recommandé. 🍃
Si au dernier moment, même en ayant prévu un moment chaud seul ou avec un partenaire actif, ce n’est finalement pas possible parce que ton corps le refuse, tu peux reporter, annuler ou modifier le programme. Si tu es stressé pour diverses raisons, sache reconnaître que ce sera moins agréable si tu te forces… Tu peux aussi profiter d’autres activités où il n’est pas question de pénétration anale pour tout de même passer un bon moment, c’est toujours mieux que rien du tout, et le prochain moment n’en sera que meilleur parce que tu auras appris.
Dans tous les cas, je te conseille d’apprendre à connaître ton corps en premier lieu. Pratique sur toi, entraîne-toi avec du « doigtage » ou du « godage », pour être préparé et connaître les sensations. Les doigts, avec toutes leurs terminaisons nerveuses, sont tes meilleurs alliés dans cette quête du plaisir anal. Par la suite, pour te rassurer et te sentir prêt à recevoir le sexe d’un autre homme en toi, tu peux aussi te procurer un sextoy, de petite ou moyenne taille, qui simulera parfaitement.
La projection mentale peut être très utile, tu peux écouter mes histoires pour t’aider à passer le cap mental de pratiquer la sodomie.
🧼 2/ Les préparatifs de nettoyage

Lorsque l’on s’intéresse à l’anal, forcément on pense à vouloir nettoyer son anus comme on le ferait pour notre pénis, avec du savon et de l’eau, à la limite de désinfecter… Sauf qu’ici, c’est à l’intérieur, vous ne voyez rien et ça reste une zone sensible ! Il existe bien des moyens de rincer à l’eau ses profondeurs, c’est qu’on appelle la douche anale, et plusieurs types d’objets existent pour répondre à ce besoin :
a) la poire anale
b) la seringue en plastique à bout rond
c) l’embout de douche
Dans cette sélection il y a tout un tas de marques, de matériaux différents mais selon votre besoin et votre expérience, il ne sera pas forcément adapté.
a) la poire anale :
Personnellement, je ne l’aime pas. On ne peut pas mettre beaucoup d’eau dans la plupart des modèles, il peut y avoir un retour d’eau sale avec l’aspiration et on n’est jamais sûr de pouvoir la nettoyer à 100%. Car si votre cucul est propre, il faut que vos ustensiles le soient aussi ! Les germes peuvent s’y développer et vous risquez des infections par la suite avec du matériel contaminé…
a+b bis) la pompe pour liquide :
Entre les deux formats poire anale et seringue, il existe aussi le format pompe que je n’utilise pas encore. Il est possible qu’à l’avenir je m’y mette pour son côté encore plus pratique !
Cette découverte je l’ai faite avec la marque « Clean Stream », attention cependant le plastique ne serait pas toujours bien fini (petits bouts blessants selon certains avis).
c) l’embout de douche :
Le plus pratique pour les moments où vous êtes chez vous c’est l’embout de douche. On en trouve dans différents matériaux, cependant je vous conseille un matériau doux. Côté longueur, plus il est court, plus il sera aisé à laver, et on désire avant tout simplement inspecter notre rectum, pas tout le tube digestif !
Si vos toilettes ne sont pas à côté de la salle de bain, vous pouvez prévoir un seau ou une bassine pour évacuer les éventuels déchets dans vos toilettes, sans boucher votre douche.
Celui que j’utilise depuis quelques temps est de marque « Sport Fucker », conçu en forme arrondie dans un silicone flexible, parfait pour éviter les blessures, avec une petite ouverture en son sommet.
Donc si je résume :
– poire anale ou seringue à bout rond pour le voyage, les déplacements, à l’extérieur ;
– embout de douche pour chez vous ou éventuellement là où vous avez de l’intimité et la possibilité de changer le pommeau de douche (prévoir un flexible en plus si vous n’en avez pas).
La couleur et la quantité de déchets dans l’eau seront de bons indicateurs sur ta propreté intérieure. Au bout de trois bons jets d’eau, si l’eau n’est pas plus propre, c’est qu’il vaut mieux ne pas insister : ce n’est pas le jour !
Si tu insistes davantage, tu risques de t’irriter, d’aller plus profondément et plus fort avec l’eau en dépassant largement le cadre du rectum vers l’intestin !
👍 Une douche anale sans risque et efficace c’est :
– une eau à température tiède, équivalente à celle du corps ; 🌡️
– un jet d’eau doux (❌ pas comme un « karcher ») ; 💦
– ne pas forcer pour évacuer l’eau : notre corps est bien fait, il n’a pas besoin de ça ; 💧
– prendre son temps. 🧘♂️
🙎♂️ 3/ Le facteur humain, le consentement et la bonne entente

Un bon partenaire, c’est celui qui fait attention à ta douleur, à tes réticences, qui sait te rassurer, à faire des pauses si nécessaire, à reporter même dans le pire des cas sans te faire de reproches. Car ton consentement à chaque étape d’un rapport est important.
Faire connaissance, réaliser des préliminaires, disposer de lubrifiants (et de préservatifs en cas de pénétration avec un sextoy ou un pénis) sont des éléments clés pour passer un bon moment.
À n’importe quel instant, tu dois pouvoir dire STOP si ça ne va pas, si tu ne sens pas bien malgré toutes ces étapes réalisées auparavant, si tu ressens la moindre gêne qui t’empêche de profiter du rapport sexuel. Si ton partenaire insiste malgré tout, qu’il te fait des réflexions, c’est qu’il ne te mérite pas, car il faut toujours rester compréhensif. C’est un moment intime et il peut toujours y avoir des imprévus. Il peut arriver que notre corps ne réponde pas présent, ne soit pas raccord avec nos envies, et c’est comme ça.
Le but de ces derniers conseils est de t’éviter de finir par en faire une fixette qui te ferait perdre confiance en toi jusqu’à refuser catégoriquement de recommencer. Le but n’est pas d’être traumatisé, d’avoir finalement peur de recommencer, car c’est avant tout le plaisir partagé qui doit primer sur tout le reste !
Pour pratiquer la sodomie une première fois, il n’est pas nécessaire de commencer à réaliser les scénarios les plus dingues et les plus « hard ». Apprends à aimer les choses simples avant de vouloir dépasser tes limites !

